TYPE: LP
NAME: Take You Out
RELEASE: 05.12.2025
LABEL: Chien Bleu Label
PRESS KIT: ASK HERE
Depuis le début des années 2010, Bastien D. aka Bastien Dorémus a collaboré avec bien assez de musicien·nes (Juliette Armanet, Charlotte Gainsbourg, Christine & The Queens, Sébastien Tellier) et mixé suffisamment d’albums salués par la critique (Contre-Temps de Flavien Berger, Enfants Terribles de Columbine) pour le savoir mieux que quiconque : en musique, l’essentiel est de s’inventer un monde à soi, loin des tendances et de l’agitation extérieure. Entre deux sessions avec Miki, Laurent Voulzy, Adèle Castillon, ou Blasé, le Parisien s’est donc pris quelques mois pour bosser sur son premier album, dans un flux d’expérimentations, de collages sonores et de progressions mélodiques qui lui sont propres. Sans oublier, là est sa force, de provoquer le mélange des genres en rassemblant dans son studio des artistes d’horizons variés.
Côté off, Canblaster, Adrien Soleiman, David Numwami, Maxime Daoud, Nit et Louis Delorme ont participé à la construction de ces mélodies qui osent les pas de côté, les beats triturés, marient les instruments live aux séquences échantillonnées et privilégient les rythmes lents, en quête d’accalmie. Alex Gopher a quant à lui participé au mastering. Côté in, Madge, Yunè Pinku, Adrian Edeline et Gerard Black prêtent leur voix à ces chansons toutes entières tournées vers l’émotion, qui citent les grands classiques de l’electronica et du trip-hop, tout autant que ceux de DJ Premier, DJ Shadow ou J Dilla. Les onze morceaux réunis ici cultivent tous une même science des atmosphères brumeuses, des boucles soigneusement ordonnées, un même amour pour ce groove hypnotique, spatialisé, si caractéristique des compilations du label Mo’Wax.
Si toutes ces références posent un cadre, elles ne constituent jamais une limite. Take You Out, ce n’est ni un album de citations, ni un hommage trop appuyé aux années 1990 – boosté par un beat puissant. À la fois labyrinthique et minutieusement agencé, ce premier album est surtout celui d’un artiste sentimental et rêveur, qui s’amuse de l’archaïque structure couplet/refrain/couplet et trouve dans le beau bizarre un terrain de jeu formidable, d’une fertilité telle qu’elle lui permet de faire resurgir cette vérité immuable : quand tout semble partir en vrille ailleurs dans le monde, il est toujours aussi jouissif de pouvoir se raccrocher à de bons vieux samples, à des mélodies qui refusent de se laisser corrompre par la réalité.

