LAZULI

TITLE: TOKETA
RELEASE: 13 janvier 2023
FORMAT: Mixtape / Digital
LABEL: Def Jam / Universal
PRESSKIT: ASK HERE

En à peine deux ans et deux EP (Zero, Cardio), Lazuli a réussi un véritable exploit : définir une identité forte, autant redevable à son énergie contagieuse et à son savoir-faire mélodique qu’à sa vision. Malgré son jeune âge, malgré l’intensité d’une industrie où les tendances changent rapidement, la Franco-Chilienne sait où elle veut aller, et avec qui avancer. Dans son giron, il y a bien évidemment King Doudou, Brodinski ou encore Lala &ce, avec qui elle a déjà collaboré, mais il y a surtout Izen, son éternel complice, celui avec qui elle a pensé son premier long-format : Toketa, une mixtape où Lazuli dit assumer son ADN musical « tout en dévoilant de nouvelles intentions, plus douces ou plus agressives, mais toujours pensées dans l’idée d’affirmer une évolution ».

Lazuli est à l’image de sa génération, celle née avec Internet et élevée par les algorithmes de Spotify et YouTube : elle se fiche de jurer fidélité à la moindre chapelle, se paye le luxe d’un Grünt d’Or alors qu’elle refuse de se considérer comme une rappeuse, et compte bien faire du baile funk ou du reggaeton des genres populaires par excellence. « Danse d’abord, pense après », disait Samuel Beckett : un précepte totalement en adéquation avec l’approche créative de Lazuli, soucieuse de privilégiée une écriture spontanée, obsédée à l’idée de proposer des rythmes capables de faire vriller les hanches.

Sur scène, il est ainsi courant de voir Lazuli poser le micro et entamer une chorégraphie avec ses danseuses. C’est sa manière de propager sa musique, sa bonne humeur, mais aussi de se déconnecter d’un monde en plein bouleversement. « Shake It », à l’entendre, serait d’ailleurs un morceau pensé « pour danser avec rage, en rêvant de tout casser autour de soi », tandis que « Gasolina » est de ces mélodies trop fédératrices et torrides pour ne pas susciter l’euphorie en club.

Ces morceaux, qui empruntent leur grammaire à différentes musiques métissées (le reggaeton et le baile funk, donc, mais aussi le dancehall et le rap), auraient pourtant pu ne jamais voir le jour. Lors de la release party de Cardio, Lazuli connaît le pire cauchemar d’un.e artiste : elle se fait voler son ordinateur et croit devoir dire adieu à ses démos. Trop spirituelle pour basculer dans le drama, la Lyonnaise se ressaisit, retrouve quelques fichiers et finalise Toketa avec cet enthousiasme galvanisant qui la caractérise depuis « Ne Me Tocas », son premier single, sorti en 2021, à une époque où elle n’avait encore jamais touché un micro.

Depuis, Lazuli dit en emporter un à chacun de ses voyages (au Portugal, au Brésil), toujours dans l’idée de privilégier l’immédiateté, de conserver à chacun de ses morceaux cette fougue, cette vitalité, ce mélange d’extase et de malice, de finesse et d’exubérance. C’est que chez Lazuli, contrairement à un stéréotype tenace, la fête est envisagée avec sérieux. En onze morceaux, Toketa pourrait d’ailleurs être le manifeste de cet appel impérieux aux rapprochements des corps et au laisser-aller.